Des interdits dans certains villages maliens

DSCN0123Dans ou entre certains villages maliens, existent des interdits. Même si probablement des pratiques modernes agiront sur ces situations dans l’avenir, ces pratiques traditionnelles, ces interdits dans ou entre des villages existent toujours et sont respectées par les populations de ces localités surtout par celles qui sont directement concernées. Voici quelques uns de ces interdits :

Les KEITA ne rentrent jamais dans le village de Dougouba. C’est un village situé entre Tiguintola et Markala dans la Région de Ségou. La raison de cet interdit serait que les KEITA ne peuvent pas voir une colline située non loin de ce village sinon, ils deviennent aveugles. Cette interdiction est connues des tous à Ségou et respectée par les concernés. C’est pour cela, en partant à Markala par un véhicule de transport en commun, s’il y a des KEITA dans le véhicule, ils détournent leur regard vers le côté opposé.

De même, les COULIBALY de Ouendia n’arrivent pas à Ngakoro sinon, le décès s’en suivrait. Ces deux villages se trouvent également dans la Région de Ségou, mais sont loin l’un de l’autre et sont carrément opposés. Ouendia est situé au bord de la route entre Ségou et Bla et  Ngakoro est situé à une trentaine de kilomètres à gauche en partant à Katièna.

Les Koulés n’arrivent jamais également à Dingola. Ceci est un village non loin de  Ngola sur la route de Katiena dans la Région de Ségou. Les Koulés sont des femmes dont le métier est de se promener de village en village pour chercher calebasses cassées et les coudre pour les ménagères. Elles sont payées soit en nature ou en espèce. Il est nécessaire de préciser ici que ça ne désigne pas de nom de famille, mais de métier.

Dalla est un village Bomou situé dans le cercle de San, Région de Ségou. Ce village est situé à environ 10 km de San et ses habitants sont des «cousins à plaisanterie» avec les habitants du village de San.

Le village de Dalla renferme de grands interdits à l’intention des griots et du poisson pêché dans le Grand Marigot de San, le « Sanké mon » dont la pêche est annuelle est collective.

Selon une autochtone de Dalla, Il est traditionnellement interdit qu’une goute de pluie tombe sur un griot dans ce village. Craignant la mort comme conséquence de la transgression de cet interdit, les griots s’y font rares pendant la saison des pluies et n’y passent jamais la nuit de crainte de ne pas être surpris par des orages quand ils dorment. Pour être toujours plus sûrs, quand un étranger arrive dans le village, on lui demande s’il est griot pour lui expliquer cette tradition.

 Un grand baobab se trouverait également dans le village de Dalla sous lequel personne ne peut arriver avec un gris-gris fait par un cordonnier griot sinon elle est attaquée par des abeilles

 Un autre interdit à Dalla c’est que les habitants de ce village ne mangent pas du poisson pêché dans le grand marigot « Sanké » de San dont la pêche est annuelle et collective appelé «Sanké mon » La pratique « Sanké mon » est connue de tous les maliens.

Si vous avez également des interdits dans vos villages, partagez-les avec nous en commentaires à cet article.

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