Le projet «quand le village se réveille s’est rendu à Diafarabé pour Yaraal, la traversée des bœufs (1ère partie)

Une fille peule dansant au rythme de la flûte et du tam-tam
Une fille peule dansant au rythme de la flûte et du tam-tam

Le samedi 15 novembre, s’est tenue à Diafarabé, la cent quatorze seizième édition des événements de la traversée des bœufs. En plus des populations du village de Diafarabé, des villages environnants et des autorités locales, on notait sur les lieux, la présence du Ministre du développement rural et de plusieurs membres du gouvernement.

Diafarabé est une commune rurale du Mali située dans le cercle de Tènènkou, dans la Région de Mopti.  La population est majoritairement composée de peules et de bozos, on y trouve également des bamanans qui vivent en parfaite harmonie. l’élevage, la pêche et l’agriculture constituent les principales activités dans cette localité.

Se tient chaque année dans le village de Diafarabé, les cérémonies de la traversée du fleuve Niger des bœufs, de retour

Des filles  peule dansant au rythme de la flûte et du tam-tam
Des filles peule dansant au rythme de la flûte et du tam-tam

de la transhumance dans le delta central du Niger. Cette traversée appelée Yaraal en peul, constitue le retour au village, des jeunes peuls partis avec les animaux au pâturage depuis l’approche de la saison des plus jusqu’à la fin des récoltes.  Selon les jeunes voyageurs et leurs parents, cette retrouvaille mérite d’être fêtée parce qu’ils sont contents de se retrouver en bonne santé avec des animaux bien nourris.

Pour cette cent quatorze seizième édition, le projet « Quand le village se réveille » s’est rendu sur place pour vous faire vivre en images sur des comptes @fasokan et @CultureMali  et Facebook ce grand événement culturel qui regroupe des gens venus de partout au Mali et à travers le monde.

La veille de la traversée, vers 20 heures, au moment où les comités DSC_0068d’organisation continuent à accueillir les gens venus de partout pour la fête, les sons de la flûte, mélangés au rythme du tam-tam, nous indiquent qu’une cérémonie de danse  peule se tient dans l’obscurité sur la place publique au beau milieu du village. Nous nous y sommes rendus trouvant sur place un grand public en train de regarder danser, les filles peules bien tressées avec des tagalé jaunes  dans leurs coiffures. Tout au tour, se trouvent regroupés ça et là, des jeunes peules habillés en boubous  avec des gourdins entre les mains. Les tenues de ces jeunes, les gourdins en mains, les coiffures des filles et la langue peules maniée, nous indique que nous sommes au cœur de la vraie culture peule au milieu des populations qui ont su, malgré le poids de la modernisation, garder leur riche culture. On le sent dans tout. A suivre.

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