Au village : pourquoi tous les vieux hommes portent sur eux, de petits objets partout où ils sont ?

Le sac compagnon des vieux du village
Le sac compagnon des vieux du village

Au cours de leurs promenades, nos vieux hommes se trouvent toujours chargés à l’épaule avec un gros sac fabriqué en peaux d’animal auquel sont accrochés toutes sortes de petits objets. C’est une charge, mais une charge nécessaire qui jouent de grands rôles dans la place qu’occupent ces vieux dans notre société en milieu rural.

Au village, partout où ils sont, nous voyons un sac traditionnel accroché à l’épaule des vieux hommes et tout au tour de ce sac, de petits objets accrochés. Sans parler du contenu de ce sac, les objets accrochés tout au tour nous indique déjà qu’être avec ce sac partout est une nécessité sinon même, une obligation pour les gardiens des traditions à leurs âges à cause de l’organisation de notre société.

Dès qu’il est convenu dans le village que quand un animal d’une femme meurt en présence d’un homme sans qu’il n’arrive à l’égorger, elle doit le convoquer au tribunal des sages ; dès qu’il est mal apprécié qu’un homme n’arrive pas à enlever une épine au pied d’une femme ou d’une jeune par manque de moyen dans la forêt  et plusieurs actes de ce genre, alors, les hommes, surtout les vieux , sont  obligés de se munir d’objets nécessaires partout où ils sont, pour bien jouer ces rôles qui leur sont attribués.

Sont accrochés à ce sac que nous voyons dans l’article ici, un petit sac contenant toutes sortes d’objet pointus et bien soignés permettant d’agir sur place en cas de besoin d’enlever de l’épine dans le pied de quelqu’un, aussi que des couteaux de qualités différentes pour égorger toutes sortes d’animaux voulant mourir à l’improvice (comme coincé dans sa corde d’attache par exemple)…

Cette sagesse, certains jeunes l’apprennent très tôt. Même s’ils ne portent pas tous ces objets sur eux à bas âge, on les voit avec des touts petits sacs auxquels se trouvent accrochés un petit couteau au moins, pour qu’ils ne soit pas interpellés  chez les sages un jour, parce qu’il est mort devant lui, un animal d’une femme.

Cette organisation sociale est-elle la même partout dans les villages maliens ? Tous les vieux portent ces outils sur eux pour les mêmes raisons de ne pas être interpellés devant le tribunal intérieur de leur conscience ou de crainte d’être interpellés par une femme devant les sages parce qu’il a laissé mourir un animal sans être capable de l’égorger ? Nous ne saurons le dire, mais nous constatons quand même dans presque toutes les localités rurales maliennes, le port de ces outils par les vieux et certains jeunes qui tentent très tôt d’emboîter les pas des sages.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s