Proverbe : « Un berger employé peut faire un sacrifice de lait du vendredi, mais il ne peut pas faire un sacrifice de bœuf du vendredi car le lait de vendredi lui appartient, mais le bœuf de vendredi ne lui appart tient pas »

DSC_0017

Dans les localités rurales, quand une famille bambara possède plusieurs têtes de bœufs, un jeune peulh est employé pour prendre soin d’eux et les conduire au pâturage. De même, pendant l’hivernage, les petits animaux du village, les chèvres et les moutons sont confiés à un jeune peulh qui les conduit au pâturage pour les empêcher de causer des dégâts dans les champs. Dans les closes du contrat de travail, le jeune peulh perçoit non seulement un salaire, mais le lait des animaux lui appartient également tous les vendredis. C’est pour cette raison que chaque vendredi au village, on voit le berger passer de famille en famille  récupérer le lait dans un récipient.  Il vend le lait, parfois il en fait des cadeaux.  Pour signifier que le lait appartient au jeune peulh les vendredis, mais que les animaux ne lui appartiennent pas, un proverbe important à vu le jour :

« Un berger employé peut faire un sacrifice de lait du vendredi, mais il ne peut pas faire un sacrifice de bœuf du vendredi car le lait de vendredi lui appartient, mais le bœuf de vendredi ne lui appart tient pas »

DSC_0031Ce proverbe peut nous aider aujourd’hui à une prise de conscience face à la corruption qui constitue de nos jours une entrave au développement dans tous les secteurs de nos pays. A travers ce proverbe, chaque employé, y compris les fonctionnaires, doit savoir qu’on doit se limiter à son salaire, à ce qui nous appartient selon les closes du travail. Nous pouvons utiliser comme nous voulons ce qui nous appartient, mais dépasser cela, c’est de prendre la part de l’employeur, donc, c’est du vol pure et simple ! L’employeur est le propriétaire pour les services privés et c’est le peuple qui est propriétaire et employeur pour les services publics, contrairement à l’idée de beaucoup de personnes qui pensent que la chose publique n’appartient à personne. Elle appartient bel et bien  à quelqu’un, c’est le peuple !  Si comme le berger et son employeur, le travailleur se limitait à ce qui lui appartient et que l’employeur payait l’employé comme il se doit, cela limiterait les dégâts que cause aujourd’hui la corruption à travers le monde.

Advertisements

2 commentaires sur “Proverbe : « Un berger employé peut faire un sacrifice de lait du vendredi, mais il ne peut pas faire un sacrifice de bœuf du vendredi car le lait de vendredi lui appartient, mais le bœuf de vendredi ne lui appart tient pas »

  1. Est-ce que les peuls avaient droit à posséder leurs propres animaux dans ces zones rurales à majorité bambara?

    Au cours des siècles, les populations d’ethnies différentes avaient élaboré des mécanismes de prévention des conflits. Ce partage des rôle nous en fournit un exemple.

    J'aime

    • Oui, ils avaient le droit à posséder leurs propres animaux. généralement, ce jeune peulh employé a sa famille dans ce village peulh ou dans une autre localité un peu distante. A la fin de son travail avec les bambara, il paie d’autres animaux pour aller les ajouter aux animaux collectifs de la famille. Tout se passe bien sans conflit en réalité…

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s