Apprendre le calcul mental aux enfants à travers les contes en milieu rural

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Les enfants apprenant des contes autour du feu 

Au-delà de son rôle d’intégration social de l’enfant, de sa formation sur les pratiques socioculturelles,  de sa préparation face aux différents obstacles de la vie, le conte sert également à développer l’intelligence de l’enfant.

Un pragmatisme surprenant de la hyène lors d’une situation d’urgence pour avoir à manger, un animal considérée comme le plus idiot dans presque tous les contes, qui a surpris tous les animaux de la forêt, en est un exemple d’illustration.

Un jour, tous les animaux de la forêt avait faim. Ils avaient faim à tel point que certains pouvaient encore à peine soulever les pattes pour marcher. Soudain, le lion, roi de la forêt, a pu faire une belle prise et il s’est bien régalé. N’ayant pas pu finir de tout manger, il convoqua les autres animaux de la forêt. Chacun, avec le ventre creux, s’est débrouillé à venir répondre à l’appel du roi.

Il leur déclara:

« je sais que vous avez tous faim, mais sachez que mon appel n’est en aucun cas une occasion pour que les uns profitent des autres ».

Il ajouta:

 » la chance a fait que j’ai pu faire une belle prise et j’ai bien mangé, mais je n’ai pas pu tout finir. Il y a le reste ici. Je ne veux pas le laisser pourrir alors que c’est très insignifiant pour vous tous. Donc, on va établir une règle: Celui qui arrive à être le premier à pouvoir compter quarante (40) avant les autres va manger le reste du repas que voici »

Alors, tous les animaux, très affamés se sont mis à compter:

« 1, 2,3,… »

chacun se faisant une idée sur celui qui peut le devancer, mais personne ne pensait à la hyène.

Soudain, à très haute voix, la hyène crie:

« trois (9), un gros (3) et deux (5) ajoutés font 40″.

Tous les autres animaux ont été surpris et déçu à la fois!  Le reste du repas a été remis à la hyène qui s’est bien rempli le ventre.

Là où j’ai pris ce conte, je le dépose là-bas.

Mali: Culture, TIC et Multilinguisme: quels avantages?

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Les Technologies de l’Information et de la Communication font de l’exploit dans tous les domaines de la vie aujourd’hui: communication, partage d’information, éducation, santé, transport, agriculture ainsi que la culture. En plus de plusieurs facteurs comme le déplacement massif des jeunes  des villages vers les villes, l’ignorance des atouts et des valeurs culturelles villageoises par les communautés locales, le poids du modernisme ainsi que les Technologies de l’Information et de la Communication, la menace sécuritaire à travers le monde, tend à mettre en péril, les richesses culturelles de partout à travers le monde, comme le cas de l’annulation de l’édition 2016, de Yaral (la traversée des bœufs) à Diafarabé au Mali. Lire la suite

Qu’est-ce qui se cache derrière les masques dogons qui dansent ?

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Photo de masques dogon à Sangha au Mali

Nous avons presque tous, au moins une fois, assisté à une cérémonie de danse de masques dogon, mais sans toutefois nécessairement chercher à connaître ce qui peut se cacher derrière ces masques. Nous avons toujours considéré cette cérémonie comme un simple spectacle traditionnel. Lire la suite

Religion et traditions peuvent-elles faire bon ménage au village?

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Oui, quand elles créent de l’ambiance au sein de la communauté. Une des patrimoines matérielles que les femmes continuent de perpétuer au village, c’est cette taquinerie entre les nouvelles mariées et leurs beaux-frères au village le jour de la fête de Tabaski. Symbole de l’entente et de la cohésion au sein de la communauté, cette pratique consiste par une nouvelle mariée à inviter son beau-frère (le grand frère de son mari) en dépit du respect qui règne entre eux, soit à piler le mil ou à puiser de l’eau pour remplir la jarre, quand même à accomplir une tâche attribuée aux femmes. Lire la suite

Une bonne source d’inspiration de la ténacité de la pintade face au serpent pour protéger ses œufs ?

13775457_10208205319022961_5107667471557352385_nUne petite histoire varie du village: le combat de la pintade face au serpent pour protéger ses œufs.

Comment trouvez-vous que cette histoire, connue de tous au village, peut-être une source d’inspiration pour les hommes ?

 Quand le serpent dans sa promenade découvre une pintade entrain de couver, il fait tout pour avoir accès aux œufs et les mange.  Alors, il prend la pintade par un bout d’aile ou par une patte, la tire très loin dans la forêt, la relâche et se précipite vers les œufs. Entre temps, la pintade, relâchée, vole et vient recouvrir ses œufs.  La pintade et le serpent passe une longue partie de la journée dans cette lutte, mais finalement, le serpent, fatigué et non satisfait, laisse tout tomber et continue son chemin et les œufs de la pintade sont sauvés.

 

Mali: Interview avec Fatoumata Diaby, la battante de Sakolabada à Kéniéba

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Fatim, la commerçante de Moto-taxi à Sakolabada, Kéniéba au Mali

Communément appelé « Taxinin » ou « katakatanin », le moto-taxi est aujourd’hui utilisé dans presque toutes les régions du Mali. Il sert de transport en commun dans certaines villes comme à Ségou par exemple  où il tente de supplanter les taxi à cause de son prix abordable, comme souligné dans le blog TOUBABOU A BAMAKO. A Bamako, il est utilisé pour le transport de bagages. Dans certaines zones rurales, des commerçants s’en servent pour aller vendre leurs marchandises de villages en villages. Dans toutes ces activités, Ce sont les hommes qui travaillent avec le « katakatanin », mais le cas de Fatoumata était ma première fois de voir cet engin conduit par une femme. Lire la suite